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"Sa stérilité, disait-il, est une marque certaine que le ciel ne trouve pas Pirouzé digne d’être mère d’un prince. Il faut que je purge le monde d’un objet odieux au Seigneur. " Il formait cette cruelle résolution ; mais son vizir l’en détourna, en lui représentant que toutes les femmes n’étaient pas du même tempérament et qu’il n’était pas impossible que Pirouzé fût grosse, quoique sa grossesse ne se déclarât point encore. " Eh bien ! répondit le roi, qu’elle vive ; mais qu’elle sorte de ma cour, car je ne puis la souffrir. - Que Votre Majesté, répliqua le vizir, l’envoie chez le prince Samer, votre cousin. " Le roi goûta cet avis ; il envoya Pirouzé à Samarie, avec une lettre par laquelle il mandait à son cousin de la bien traiter, et, si elle était grosse, de lui donner avis de son accouchement.