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Première édition du Festival des cinémas arabes de Genève
Réhabiliter l’image du monde arabe
Le rideau vient de tomber sur la première édition du Festival des cinémas arabes qui s’est déroulé du 25 septembre au 1er octobre 2006 à Genève en association avec l’Institut du monde arabe de Paris.
Cette importante rencontre cinématographique aura permis non seulement de redécouvrir plusieurs œuvres cinématographiques arabes mais aussi de faire l’annonce de la création d’un Institut du monde arabe à Genève.
Durant une semaine, les cinéphiles genevois ont eu l’occasion de se faire une idée sur le monde arabe dans toute sa diversité et de faire connaissance avec un cinéma arabe qui aborde des thèmes universels, tels que l’amour, la situation de la femme ou le dialogue entre les cultures, «des sujets qui nous préoccupent tous» comme a tenu à le souligner le président du festival, M. Benaouda Belghoul.
Parmi les œuvres présentées au cours de ce festival, des films qui ouvrent «une fenêtre sur la réalité de l’autre rive». Parmi eux, trois œuvres libanaises: «West Beirut» de Ziad Doueiri (primé en 1998), «Dans les champs de bataille» de Danielle Arbid (2004) et «Bosta» de Philippe Aractingi (2006), qui était présent à Genève, les deux documentaires de Maï Masri «Rêves d’exil» et «Beyrouth: vérités, mensonges et vidéos» (Grands Prix du long-métrage documentaire en 2002 et 2006), et plus de dix ans après sa première projection à Genève, le «Taxi service» d’Élie Khalifé et d’Alexandre Monnier.
Le festival s’est clôturé par un hommage au réalisateur algérien Lakdhar Hamina, président d’honneur du festival et premier cinéaste arabe à décrocher la Palme d’or du Festival de Cannes. La prochaine édition du festival de Genève décernera un prix de 5000 euros et sera consacrée aux réalisatrices qui s’exprimeront sur des thèmes en rapport avec la femme. Cette première édition du Festival du cinéma arabe de Genève aura été un succès. La Biennale du cinéma arabe de l’IMA, pour sa prochaine édition de 2008, compte ainsi délocaliser une partie de sa compétition à Genève avec la création prochaine, annoncée par le président du festival, d’un Institut genevois du monde arabe qui contribuera à résoudre le «problème d’image» que le monde arabe traîne actuellement.
G.Morad